Pensée du 20 juillet
Récemment, la réévaluation du baptême de Jésus opérée par la théologie biblique a permis de revoir en profondeur cette construction théologique. On est revenu à l’approche plus ancienne selon laquelle il faut distinguer, d’un côté, le mystère de l’onction et de l’autre, celle du Verbe.
L’onction a un rôle spécifique dans la vie de Jésus : c’est le moment où Jésus reçoit la plénitude de l’Esprit comme chef de l’Église et comme Messie. Il est rempli de l’Esprit Saint dès l’incarnation, mais il s’agit d’une grâce personnelle liée à l’union hypostatique, et donc incommunicable.
Il reçoit maintenant dans l’onction la plénitude de l’Esprit Saint, qu’il pourra, en tant que chef, transmettre à son corps. L’Église vit de cette grâce capitale ( gratia capitis ) : elle est davantage le prolongement historique de l’onction que celui de l’incarnation. C’est l’Esprit qui fait de Jésus et de l’Église « une personne mystique », une personne résultant de plusieurs personnes.
Dans la Trinité comme dans l’histoire du salut, le rôle de l’Esprit Saint n’est pas d’unir plusieurs natures en une seule personne, mais d’unir plusieurs personnes en une seule personne.
Bonne fête à toi Apollinaire

