Pensée du 20 décembre
Aux yeux de Paul, la croix revêt une dimension cosmique. Sur la croix, le Christ a détruit la barrière de séparation, il a réconcilié les hommes avec Dieu et entre eux, en tuant la haine (Ep 2, 14-16). Dorénavant, la tradition primitive développera le thème de la croix arbre cosmique qui, avec le bras vertical, unit le ciel et la terre et, avec le bras horizontal, réconcilie entre eux l’ensemble des peuples du monde. Événement à la fois cosmique et extrêmement personnel : « Il m’a aimé et s’est livré pour moi » (Ga 2, 20). Tout homme, écrit l’Apôtre, est « celui-là pour qui le Christ est mort » (Rm 14, 15).

