Pensée du 25 janvier
La valeur moderne de la défense des victimes, des pauvres et de la vie menacée est née en terrain chrétien, c’est un fruit tardif de la révolution opérée par le Christ. Nous en avons la preuve inverse. Sitôt qu’on abandonne la vision chrétienne (comme l’a fait Nietzsche) pour la remplacer par la vision païenne, on oublie cette conquête et on recommence à exalter « le fort, le puissant, jusqu à l’extrême, le surhomme » ; et on définit les valeurs chrétiennes comme constituant une « morale d’esclave » fruit du ressentiment impuissant des faibles contre les forts.

