Pensée du 09 mars
À Rome comme dans toutes les grandes villes, on voit beaucoup de sans-abris. Il existe un nom pour eux dans toutes les langues : homeless, clochards, barboni, des personnes humaines qui n’ont pour bien que des haillons qu’ils portent sur eux, et quelque objet qu’ils emportent dans des sacs en plastique. Essayons d’imaginer qu’un jour on entende dire que en via condotti (tout le monde sait ce que représente la via condotti à Rome !) la propriétaire d’une boutique de luxe, pour on ne sait quelle obscure raison, d’intérêt ou de générosité, s’est mise à inviter tous les clochards de la Gare de Termini dans son magasin; qu’elle les invite à déposer leurs haillons sales, à prendre une bonne douche, puis à choisir le vêtement qui leur plaît parmi ceux exposés. Qu’elle leur demande de l’emporter, comme ça, gratuitement.

