Pensée du 15 avril
Que de fois, ces temps-ci, avons-nous dû repenser à ce cri que Jésus lança au riche de la parabole qui avait amassé des biens à n’en plus finir et qui se sentait en sécurité pour le reste de sa vie : « Cette nuit même, on va te redemander ta vie.
Et ce que tu auras accumulé, qui l’aura ? » (Lc 12, 20). Dès hommes placés à des postes de responsabilité qui ne savaient plus dans quelle banque ou dans quel paradis fiscal amasser les fruits de leur corruption se sont retrouvés sur le banc des accusés, ou dans la cellule d’une prison, juste au moment où ils s’apprêtaient à se dire : « Maintenant profites-en, mon âme ».
Pour qui l’ont-ils fait ? Cela en valait-il la peine ? Ont-ils vraiment fait le bien de leurs enfants et de leur famille, ou du parti, si c’est cela qu’ils cherchaient ? Ou alors ne se sont-ils pas ruinés eux-mêmes et les autres ? Le dieu argent se charge de punir lui-même ses adorateurs.

