Pensée du 26 mai
Certes, dans le Christianisme, la miséricorde de Dieu n’a jamais été ignorée ! Mais on ne lui reconnaissait pour seule tâche que celle de modérer les rigueurs absolues de la justice. La miséricorde était l’exception, pas la règle. L’année de la miséricorde est l’occasion pour remettre en lumière la vraie image du Dieu biblique, un Dieu qui ne se limite pas à faire miséricorde, mais qui est miséricorde.
Cette affirmation audacieuse se base sur le fait que « Dieu est amour » (1 Jn 4, 8.16). Dans la Trinité seulement, Dieu est amour, sans être « miséricorde ». Que le Père aime le Fils, n’est pas une grâce ni une concession ; c’est une nécessité ; il a besoin d’aimer pour exister en tant que Père. Que le Fils aime le Père, n’est pas un acte de miséricorde ni une grâce; même très libre, c’est une nécessité ; il a besoin d’être aimé et d’aimer pour être « Fils ». Pareil pour l’Esprit Saint qui est l’amour personnalisé.

