Pensée du 30 août
Le problème de la violence nous agresse, nous scandalise, surtout aujourd’hui où elle a inventé de nouvelles formes effrayantes de cruauté et de stupidité et qu’elle a envahi des domaines même qui devaient être remède contre la violence : le sport, l’art, l’amour.
Nous réagissons, nous les chrétiens, horrifiés à l’idée que l’on puisse faire violence et tuer au nom de Dieu. D’aucuns pourront nous objecter : mais la Bible elle-même n’est-elle pas remplie de récits de violence ? Dieu n’est-il pas appelé « le Dieu des armées »? N’est-ce pas à lui que revient d’ordonner l’extermination de villes entières ? N’est-ce pas lui toujours qui prescrit, dans la Loi mosaïque, de nombreux cas de peines de mort ?
Si l’on avait fait à Jésus, au cours de sa vie, cette même objection, il aurait sûrement repris ses paroles à propos du divorce : « C’est en raison de votre dureté de cœur que Moïse vous a permis de répudier vos femmes ; mais dès l’origine, il n’en fut pas ainsi » (Mt 19, 8).C’est la même chose à propos de la violence : « À l’origine il n’en fut pas ainsi ».
Le premier chapitre de la genèse nous présente un monde où la violence n’est pas pensable, ni chez les êtres humains entre eux, ni entre les humains et les animaux. Même pour venger la mort d’Abel, il n’est pas permis de tuer (cf. Gn 3, 15).

