Pensée du 11 septembre
Le premier verset de cette hymne nous donne la clé pour comprendre tout le reste. Bérenger de Tours niait la réalité de la présence du Christ dans le signe du pain, la réduisant à une présence symbolique.
Pour supprimer tout glissement vers cette hérésie, on a commencé à affirmer l’identité totale entre le Jésus de l’Eucharistie et celui de l’histoire. On affirme que le corps du Christ présent sur l’autel est le « vrai » (verum corpus) pour qu’on le distingue de son corps purement « symbolique » ainsi que du corps « mystique » qui est l’Eglise.
Toutes les expressions qui suivent se référent au Jésus de la terre: naissance de Marie, passion. Mort, percement du côté. L’auteur s’arrête à ce point : il s’abstient de mentionner la résurrection, parce qu’elle pourrait faire penser encore une fois à un corps glorifié et spirituel, et non pas assez « réel «

