Pensée du 21 septembre
La douceur du Christ ne justifie cependant pas – et au contraire rend encore plus étrange et odieuse – la violence que l’on constate aujourd’hui autour de sa personne. Le Christ a mis fin au mécanisme pervers du bouc émissaire, en en portant lui-même les conséquences. Il faut reconnaître avec tristesse que ce mécanisme pervers est de façon toute nouvelle à l’œuvre dans l’entourage du Christ, sous une forme jusque-là inconnue. C’est contre lui que se concentre tout le ressentiment d’une certaine pensée laïque envers les récentes manifestations d’associations entre la violence et le sacré. Comme c’est la règle dans le mécanisme du bouc émissaire, on choisit l’élément le plus faible pour s’acharner contre lui. « Faible » ici dans le sens où l’on peut railler impunément – sans courir aucun danger de rétorsion – les chrétiens ayant renoncé depuis longtemps à défendre leur foi par la force.

