Pensée du 28 octobre
Un jour de Semaine Sainte, Jésus apparaît à la Bienheureuse Angèle de Foligno. Il lui adresse cette parole devenue célèbre : « Je ne t’ai pas aimée par plaisanterie ». Le Christ ne nous a vraiment pas aimés pour rire. Il existe une dimension ludique et joyeuse dans l’amour, mais l’amour lui-même n’est pas une plaisanterie ; c’est la chose la plus sérieuse et la plus lourde de conséquences qui soit au monde ; la vie humaine en dépend. Eschyle compare l’amour à un lionceau que l’on élève à la maison et qui est au début « plus docile et tendre qu’un enfant », avec lequel on peut même plaisanter mais qui, en grandissant, « est capable de faire des ravages et de maculer la maison de sang ».

