Pensée du 12 novembre
L’une des idolâtries modernes est celle du « QI », du « quotient intellectuel ». On a mis au point de nombreuses méthodes pour mesurer le quotient intellectuel. Mais qui se préoccupe de tenir également compte du « quotient du cœur »? Et pourtant, seul l’amour rachète et sauve, alors que la science et la soif de connaissance peuvent à elles seules conduire à la damnation.
C’est la conclusion du Faust de Goethe et c’est aussi le cri lancé par un réalisateur qui fait clouer symboliquement au sol les précieux volumes d’une bibliothèque et fait dire à l’acteur principal que « tous les livres du monde ne valent pas une caresse » Avant eux tous, saint Paul avait écrit : « La science enfle ; c’est la charité qui édifie » (1 Co 8, 1). « Sans l’amour – nous rappelait le Pape à la Messe Chrismale – l’être humain est vide à l’intérieur ».
Après que tant d’êtres aient pris le nom de l’homme – homo erectus, homo faber, jusqu’à l’homo sapiens-sapiens c’est-à-dire très sage, d’aujourd’hui – il faut espérer que s’ouvre pour l’humanité une ère de la femme : une ère du cœur, de la compassion, et que cette terre cesse finalement d’être « l’arpent de terre qui nous fait si feroces ».

