Je voudrais t’appeler « abba »
Comme Jésus l’a fait lui-même
Pour reconnaitre en toi mon père
Et t’offrir un cœur filial.
Je voudrais proclamer « abba »
Quand je médite ta parole
Pour l’annoncer avec les paraboles
Pour que tes créatures en soient folles
Je voudrais te crier « abba »
Comme les tous premiers chrétiens
Dont les cœurs éclataient de joie
De pouvoir t’appeler : « papa »
Je voudrais murmurer « abba »
Comme on murmure un grand secret
Les mots les plus purs de l’amour
Ceux qui expriment l’ineffable.
Je voudrais te redire « abba »
Aux moments les plus difficiles
Pour jeter peines et soucis
Dans ton abîme de tendresse
Je voudrais te chanter « abba »
Quand l’allégresse affleure en moi
Pour te louer, te remercier chaque fois
De tes bonnes attentions innombrables.
Je voudrais redire « abba »
Comme les prophètes de l’ancien testament
Qui t’obéissait absolument
Quand tu leurs parlais depuis le firmament
Un poème de Nestor Célestin Kotchadjo

