Pensée du 25 octobre
Que nous révèle de la grâce cette étroite parenté avec lEsprit Saint ?
D’abord, la grâce n’est pas une disposition bienveillante, une « bonne volonté » de Dieu à notre égard ; il ne s’agit pas seulement d’une intention, mais d’une réalité. Ensuite, c’est un événement, un acte précis, une intervention nouvelle, et personnelle de Dieu, comparable à son intervention initiale dans la Création. La grâce, dans sa signification fondamentale, n’est pas quelque chose que Dieu trouverait en l’homme et qui le lui rendrait agréable. C’est avant tout l’acte même de Dieu qui rend l’homme juste et agréable à ses yeux. La grâce est avant tout « de Dieu » et non « de l’homme ». Une fois qu’elle est reçue en l’homme, la grâce n’est pas seulement un titre juridique de salut, une sorte de sauf-conduit ; c’est un pouvoir réel, de même que celui de lEsprit Saint.
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Bonus
L’existence réelle d’un être suprême et les implications politiques, philosophiques, scientifiques, sociales et psychologiques qui en découlent font l’objet de nombreux débats à travers l’Histoire, les croyants monothéistes appelant à la foi, tandis qu’elle est contestée sur les terrains philosophique et religieux par les libres-penseurs, agnostiques, athées ou croyants sans Dieu.

